La douleur cervicale qui dure depuis au moins 3 mois

Appelée cervicalgie chronique

Malgré les meilleurs soins possibles pour mettre fin à une douleur de nuque passagère, chez  environ 20% des patients cette douleur persiste. 

Les causes possibles, en dehors d'un traumatisme physique ou émotionnel passé, restent peu connues. On en identifie certaines mécaniques ou posturales.

Le rôle de l'Ostéopathe est d'identifier la cause mécanique, posturale, traumatique ou psychogène de votre douleur. Cela lui permet ensuite de travailler manuellement sur les structures en cause.

Les structures à l'origine d'une douleur de nuque persistante, sans cause apparente, peuvent être un groupe de muscle "trop contracté", un disque abîmé ou les articulations du rachis cervical qui commencent à s'enraidir. 

Le Muscle :

Quelques temps après un traumatisme direct :

Les douleurs de nuque persistantes ne sont pas liées à une déchirure musculaire. D'autant plus que dans la région cervicale les déchirures musculaires sont rarissimes : uniquement suite à un fort traumatisme, et comme le muscle est la structure la plus élastique de la région cervicale, c'est lui encaissera le plus facilement le "choc", contrairement aux disques ou aux ligaments. La douleur musculaire dans les semaines qui suivent un traumatisme direct est le plus souvent liée à une "sur activation" de l'activité musculaire : il est trop "tonique", "contracté", provoque une sensation de raideur ou de blocage. 

Les séquelles de déchirure discales ou ligamentaires peuvent perturber sur le très long terme le fonctionnement du muscle. Le mouvement de tête est sensiblement différent d'avant le traumatisme, entre autre parce que les structures sont cicatricielles. Le muscle sera alors sollicité différemment et provoquera un fond douleureux, plus ou moins permanant. 

Parmis les autres causes possibles, on peut citer:

     Une mauvaise posture de la tête sur les épaules, même discrète. Cela perturbe la dynamique du mouvement de tête induit par les cervicales, et altère à long terme le fonctionnement du muscle. 

     Des mouvements répétés de rotations de tête, surtout combinés à de l'extension de tête (les yeux sont dirigés vers le ciel). Ces mouvements sont principalment retrouvés dans certains métiers tels que les caristes ou les préparateurs de commande. Les muscles du cou, qui ne sont pas faits pour réaliser de façon répétée ce mouvement inconfortable, réagissent en se verrouillant : ils maintiennent une contraction prolongée.

     Un mauvais contact dento-dentaire ou un serrage de dents durant le sommeil : cela met la face sous contrainte et les chocs, amortis par la voute du crâne, se répercutent de façon inégale dans la région cervicale. Cela "déséquilibre" le système. Là encore le muscle réagit en se contractant de façon prolongée. De fait, il ne se déforme plus lors du mouvement et entraîne une sensation de blocage et de douleur pendant le mouvement. 

Le disque :

A l'heure actuelle, rien n'explique qu'un disque puisse devenir douloureux de façon permanente en l'absence de chocs passés ou "traumatismes physiques". Ils ne possèdent apparemment pas de récepteurs à la douleur ; les structures autour du disque (muscles, tendons, ligaments) si.
Un disque qui vieillit n'est pas douloureux non plus.

En revanche, réaliser un mouvement de tête ample, souple et sans douleur demande l'intégrité des structures cervicales. 

Un disque qui vieillit ou qui présente des micro-lésions modifie le mouvement habituel de l'ensemble de la région cervicale. Le cerveau, ne reconnaissant pas le mouvement réalisé, va ordonner aux muscles nucaux de se contracter de façon prolongée. Il va ainsi limiter, "bloquer", le mouvement du cou et de la tête. Son but est de protéger l'ensemble des articulations. 

Les articulations qui s'enraidissent :

C'est communément le début de l'arthrose.

Céline Brun, Ostéopathe D.O.

D.U. Ostéopathie Périnatale, Faculté Paris V Diderot

ADELI: 300003977

SIRET: 81380925800029